On pleure quand il est trop tard & On gache l'instant présent

On pleure quand il est trop tard & On gache l'instant présent

J'ai un mal fou à exprimer ce que je ressens, je ne dis plus je t'aime, je ne sais même plus si j'aime au fond. J'aurais besoin de me sentir aimée, savoir qu'au fond quelqu'un m'aimera toujours pour ce que je suis et non pour ce que je représente. Je ne représente rien de bien de toute façon.

C'est comme si on m'avais volé du bon, dérobé en quelque sorte le meilleur de moi . Et la presque la certitude de ne plus pouvoir revenir aux valeurs une fois les avoir délaissées. Et cette peur de me rendre à l'évidence de cette innocence déchue, de mon impuissance à aimer. Cette facette inconnue de ma personnalité qui prend possession de moi depuis quelque temps déjà. Et cette impossibilité à rectifier le tir. Mon c½ur presque fermé à l' espérance. Si je ris pour un rien ce n'est que pour préserver ma carapace qui aurait trop tendance à effriter en ce moment, petit bout par petit bout on me découvrira.


C'est dangereux d'aimer, quand chaque fois se profile le risque d'un abandon, d'une trahison.

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 12:12

Modifié le samedi 26 décembre 2009 05:52

J'ai cherché partout même ailleurs.

J'ai cherché partout même ailleurs.
Que faire lorsqu'une relation se brise sous nos yeux ? Sachant que toute tentative est vouée à l'échec , que les dés sont jetés que c'est, peut être la vie qui en a voulu ainsi que c'est, sûrement le destin qui s'en est mêlé. Ou pas. Que faire? Tenter tout de même de recoller les morceaux cassés? Ou se taire en profitant des moments de solitude pour pleurer. Fuir cet amour de peur qu'il ne nous rattrape? Fuir nos erreurs pour éviter de trop s'en vouloir? Faire comme l'autre, donc ne rien faire et attendre la chute
. Ne pas se retourner en arrière, vers la fenêtre du passé, ne pas vouloir sauter .C'est un code d'honneur. Ce serait trop lâche. Se résoudre que quelque chose entre nous s'est défait, qu'il n'y a plus vraiment d' « entre nous », que rien ne serai plus jamais pareil. Se dire quand même qu'on aurait peut-être dû essayé, histoire de tout tenter pour ne plus perdre pied. Boire de trop et fumer beaucoup trop. Se droguer jusqu'à n'en plus pouvoir, se dire qu'on est jeune, paumé,et que tout ça nous permettra d'oublier. Tant de désir pour l'avenir. Et tellement peu de moyens d'y parvenir. Croire pour un meilleur qui ressemble au pire, et oui, ça fait mal au c½ur. L'incompréhension de la vie, de ce silence et de cet oubli. Paraître pour mieux-être. Mais je me souviens très bien de cet instant là, quand tout a commencer. Quand tout a basculer, de l'amour à l'oublie, le soleil avait filé, tout a viré au gris. Rien ne se console parce que rien ne se remplace, même les départs forcés sont pris pour des abandons. Je n'ai rien oublié. Tout ce que nous mettons tant de temps a construire, a entreprendre, achever ou pas n'est rien face au temps, tout s'efface, tout se pardonne, tout ce termine, tout s'écroule, tout cesse un jour. Même l'amour. J'ai garder le meilleur enterré le reste. Les mots ceux sont posés quelque part dans un coin tout comme ce qui nous reste. Plusieurs personnes entrent dans nos vies, certaines pour y rester et d'autres ne font que passer. Quoi qu'il en soit, elles resteront gravées dans nos mémoires pour toujours, sans qu'on ne puisse rien y changer. Laissant une marque ou une cicatrice au c½ur . Une trace de leur passage.
Et pas comprendre ce que l'on a bien pu faire de travers. Retourner la question cent fois dans sa tête d'avant en arrière. Comme une balle qui rebondit et fait un peu plus mal à chaque fois qu'elle atterrit. Et puis abandonner sans un mot. Se dire que, finalement, la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu'on oublie pour moins souffrir ou qu'on mélange avec ceux des autres ou avec les mensonges. Si on avait su éviter ce qui nous abîme. Et les personnes changent malgré tout. J'sais pas comment ça se fait, comment ça a pu arriver, comment c'est possible. Ça me fait peur aussi. Être aussi sure de son avenir et se rendre compte que, tout compte fait, on ne maîtrise rien, que tout peut s'écrouler du jour au lendemain. Au fil des mois qui passent le gouffre s'agrandit à nos pieds, puis nous entraine. Ces choses qui nous hantent, qui nous tourmentent. Mais les erreurs sont commises et les paroles sont prononcées.
Il me semble que nous soyons assourdissants, même dans nos absences. J'ai peur de se qui se brise et se perd. Peur de ce qu'on devient à trop parler sans rien dire. Les masques sont posés et l'hypocrisie a finit par être de bonne foi. C'est fou la vie quand même. Il suffit d'un rien et tout ce brise. Le château de cartes tombe. J'aurai voulu dire tellement de choses. Enlever cette distance. J'ai peur de tout ce que les silences impliquent comme de tout ce que les paroles ne disent pas. Ce silence qui renferme toutes les vérités ; la parole qui porte tous les mensonges
Ca fait mal d'apprendre à quitter ceux qui nous quitte, d'apprendre à les aimer en silence, le dos tourné, les yeux baissés. De devoir apprendre à son c½ur d'avoir la force de se vider tout en demeurant habité. Apprendre à pleurer en souriant, à s'en aller en aimant.. C'est dur de voir des personnes qu'on connait devenir des personnes qu'on connaissait. J'ai fait de mon mieux pour retenir ce qui me glissait des doigts. Retenir ce que jamais je n'aurai pensé perdre. Nous. Car je nous croyais si solidement attachés. Et après tout ce que nous avions traversé ensemble .J 'aurai cru manquer plus que cela.
Aujourd'hui il ne reste plus grand chose, ni du respect, ni de l'amitié. Que des souvenirs et une fausse " complicité". Aujourd'hui, ce sont les photos qui résument le mieux notre relation. Et dans la chambre j'entends encore l'écho des rires et c'est lugubre. Ainsi se refermera l'histoire. Sur nos sourires et le temps d'une absence .

# Posté le samedi 21 novembre 2009 06:29

Non, l'homme ne peut pas se fier à l'homme

Non, l'homme ne peut pas se fier à l'homme
A defaut d'être au dessus de tout le monde on veut faire pareil, par peur d'être en dessous. Les masques à la longue collent à la peau. L'hypocrisie finit par être de bonne foi.Elle est partout, même chez les plus vertueux, même chez les gens de confiance ... Car c'est de la confiance que naît la trahison . Non, l'homme ne peut pas se fier à l'homme.Les amis sont les meilleurs traîtres en puissance car dans chaque ami, il y a la moitié d'un traître. Il n'est rien de si beau que la sincérité. Mais souvent ce qu'on croit n'est pas la vérité.

# Posté le samedi 10 octobre 2009 19:42

" Les souvenirs aussi se fanent lorsqu'on les oublie .. "

" Les souvenirs aussi se fanent lorsqu'on les oublie .. "
J'essaye d'enregistrer calmement le maximum de détails possible, sachant d'ores et déjà que, plus tard, lorsque tout cela sera réduit à un puissant souvenir de mes sens, à de la pure nostalgie, je m'en voudrai de ne pas y avoir goûté plus consciemment sur le moment. Mais c'est impossible d'y goûter consciemment, au bonheur. Sous ses dehors banals, avec ses parasites et ses imperfections, sans le filtre enjoliveur du souvenir, la réalité te prend toujours de vitesse. Sur le moment c'est mathématique, tu peux juste vaguement ressentir qu'il se passe quelque chose de bien, mais tu es trop occupé à le vivre dans son temps même pour y goûter vraiment. Parce que tu as remarqué que le bonheur c'est toujours un souvenir, jamais le moment présent, hein ? Je me souviens avoir lu chez je ne sais plus qui: "Le bonheur, c'est quand la lumière est bonne et qu'on a pas forcément conscience que tout va bien." C'est ça, le temps perdu, le temps tout court, l'impossible équation du temps qui passe et qu'on voudrait retenir

Le bonheur ne laisse pas de traces. C'est une étoile filante. Il passe, c'est tout, il remplit la vie d'images éblouissantes qui défilent à toute allure et qu'on ne retient pas.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 06:40

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 14:51